Le vrai sens du travail

Je ne pense pas qu’il suffise de se “remonter les manches” pour “y arriver”

Pas plus que “les gens n’ont plus envie de travailler”

Simplement, la notion de travail a été vidée de son essence

Nous sommes devenus de dociles producteurs de PIB, des pièces dans une machine

Je connais de nombreuses personnes qui aimerait très fort arrêter de “travailler”

Arrêteraient-t’elle de faire des choses ?

Non, parce qu’elles ont “envie” de bouger, se connecter, créer, s’amuser

Le travail commence dès la vie quotidienne, dans la maison et se poursuit jusqu’à l’atteinte de besoins de plus en plus larges

Quand on isole sa maison ou quand on cuisine tous les jours plusieurs repas pour plusieurs personnes, on travaille

Quand on rencontre des gens, qu’on discute, on “crée de la valeur” aussi

Il y a des vraies œillères sur ce que peut être le travail

Ce qui m’aide à retirer un peu les miennes, c’est d’envisager le fonctionnement d’un village dans une société traditionnelle :

Les gens ont plusieurs sources de revenus, plusieurs métiers

La complémentarité des vocations fait que tous les besoins du village sont adressés localement

Les compétences sont transmises par apprentissage

Lorsque des compétences plus précises et complexes sont requises, des corporations se constituent et “initient” les nouveaux arrivants

Sous ces facettes, le travail est un moyen de s’accomplir, de rencontrer, de se transcender

Un travail qui nous donne “en-vie” devient œuvre

C’est à dire qu’on façonne le monde pour y apporter l’harmonie